jeudi 17 Septembre 2026
La Commission des Jeux de Hasard a ajouté 34 nouvelles adresses à sa liste noire ce 17 septembre 2026. Cette nouvelle vague se distingue par la multiplication des domaines associés à certaines plateformes comme Vave, Slotoro ou PlayGlobal, mais aussi par un cas particulièrement sensible : betcentere.com reprend le nom, le logo et l'identité visuelle de l'opérateur belge légal BetCenter.be, au risque de tromper les joueurs.
La liste noire des sites de jeux d'argent illégaux en Belgique continue de s'allonger. Ce 17 septembre 2026, la Commission des Jeux de Hasard (CJH) a ajouté 34 nouvelles adresses à son inventaire des sites non autorisés. Cette nouvelle série confirme plusieurs tendances déjà observées ces derniers mois : utilisation de nombreux domaines alternatifs pour une même marque, ajout de chiffres dans les URL, création de domaines ciblant explicitement la Belgique et, dans un cas, reprise de l'identité d'un opérateur légal.
Parmi les noms concernés figurent notamment Vave, RTBet, CosmicSlot, Kingdom Casino, Slotoro, SpaceHills, Spinsino ou encore Qbet. Mais betcentere.com attire particulièrement l'attention puisqu'il reprend directement les codes de BetCenter.be, opérateur autorisé sur le marché belge.
C'est probablement le cas le plus préoccupant de cette nouvelle mise à jour. L'adresse betcentere.com ne diffère que très légèrement de BetCenter.be, mais la ressemblance ne se limite pas au nom de domaine.
Le site placé sur liste noire reprend également le logo et l'identité visuelle de BetCenter, une marque bien connue des joueurs belges. Pour un internaute arrivant sur cette plateforme via un moteur de recherche, une publicité ou un lien externe, le risque de confusion est donc réel. Le joueur peut avoir l'impression de se trouver sur une déclinaison officielle ou une nouvelle adresse de BetCenter alors que les deux domaines n'ont pas le même statut en Belgique.
La distinction est pourtant essentielle :
Il ne s'agit donc plus seulement, ici, d'un casino offshore utilisant un nom inconnu du public belge. La proximité avec l'identité d'un acteur réglementé peut renforcer artificiellement la confiance de l'internaute. Ce type de pratique rappelle l'importance de toujours vérifier précisément l'URL d'un site de jeux avant de créer un compte, transmettre des documents d'identité ou effectuer un dépôt.
Vave est la marque la plus représentée dans cette nouvelle vague avec pas moins de six domaines :
Trois d'entre eux interpellent particulièrement : vave-be.com, vave-belgium.com et vavecasino-be.com. Leur nom vise explicitement le marché belge et peut laisser penser à un joueur qu'il existe une déclinaison officiellement destinée à la Belgique.
Cette multiplication des URL constitue l'une des principales difficultés rencontrées par les régulateurs. Lorsqu'un domaine est identifié, bloqué ou placé sur liste noire, l'opérateur peut tenter de rediriger ses utilisateurs vers une autre adresse conservant la même plateforme et la même identité.
La même logique se retrouve avec Slotoro.
Trois adresses sont ajoutées simultanément :
Les variantes numériques sont devenues courantes parmi certaines plateformes offshore. Elles permettent de créer rapidement de nouveaux domaines très proches les uns des autres sans modifier la marque visible pour le joueur.
PlayGlobal est également concerné par trois domaines :
On retrouve ici la même stratégie : de légères variations autour d'un même nom commercial afin de multiplier les points d'accès à la plateforme.
Plusieurs autres marques apparaissent deux fois dans cette mise à jour.
Pour RTBet :
Pour CosmicSlot :
Pour Kingdom Casino :
Pour SpaceHills :
Au total, rien qu'en regroupant Vave, Slotoro, PlayGlobal, RTBet, CosmicSlot, Kingdom Casino et SpaceHills, 20 des 34 nouvelles adresses peuvent être rattachées à seulement sept noms de plateformes. Cela montre à quel point le nombre brut de sites inscrits sur la liste noire ne correspond pas nécessairement au nombre réel d'opérateurs concernés.
Autre cas significatif : spinaura2.com. La CJH avait déjà ajouté spinaura.com à sa liste noire à la fin du mois d'août 2026. Quelques semaines plus tard seulement, une nouvelle adresse reprenant le même nom accompagnée du chiffre « 2 » apparaît donc à son tour.
Ce cas illustre concrètement le jeu du chat et de la souris auquel sont confrontées les autorités.
Le blocage ou l'identification d'une adresse ne fait pas nécessairement disparaître la plateforme. Un domaine alternatif peut rapidement prendre le relais.
La présence de meilleur-casino-en-ligne-belgique.com mérite également d'être soulignée. Contrairement aux autres adresses, ce domaine ne reprend pas directement le nom d'un casino. Sa construction semble davantage pensée pour correspondre à une requête susceptible d'être utilisée par un internaute recherchant un casino en Belgique sur Google ou un autre moteur de recherche.
Le domaine associe directement les expressions « meilleur casino en ligne » et « Belgique ». Ce cas montre que la lutte contre les jeux illégaux ne se limite pas aux sites principaux des casinos offshore. Des sites intermédiaires, comparateurs, pages d'affiliation ou domaines spécialement optimisés pour attirer du trafic provenant des moteurs de recherche peuvent également être concernés.
La mise à jour du 17 septembre 2026 comprend au total les domaines et adresses suivants :
Cette nouvelle mise à jour confirme finalement une évolution importante du marché illégal des jeux d'argent. Le problème ne consiste plus uniquement à identifier un casino illégal et à bloquer son adresse principale. Certains opérateurs disposent d'un véritable réseau de domaines alternatifs pouvant être utilisés successivement.
L'ajout d'un chiffre, le changement d'une extension ou l'utilisation d'un domaine légèrement différent permettent de conserver une identité quasiment identique tout en changeant l'URL. Le cas de Spinaura, déjà revenu avec une nouvelle adresse quelques semaines après le blocage de son domaine principal, en constitue un exemple concret.
Celui de Betcentere.com va encore plus loin puisqu'il pose la question de la confusion avec un acteur légal. En reprenant le nom et les éléments visuels de BetCenter, le domaine peut donner à certains joueurs l'impression qu'ils se trouvent sur un site autorisé en Belgique. Pour éviter ce type de piège, les joueurs doivent donc vérifier non seulement la marque affichée sur le site, mais également l'adresse exacte du domaine et son autorisation auprès de la Commission des Jeux de Hasard.
Un logo connu ou un nom ressemblant à celui d'un opérateur belge ne constitue en aucun cas une garantie de légalité.