La crise continue pour les sites de jeu et les opérateurs physiques
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La crise continue pour les sites de jeu et les opérateurs physiques

mardi 12 Mai 2020

Commission des Jeux de Hasard

Le secteur des jeux d'argent physique ne réalise plus aucun chiffre d'affaires depuis le 13 mars. Tous les établissements qui peuvent participer à l'industrie sont en effet fermés à cause de la situation sanitaire actuelle. Sur le marché digital, les joueurs se font aussi rares. Ils jouent de manière plus prudente à cause de l'incertitude qui plane toujours sur l'avenir financier des ménages. Les opérateurs quant à eux se retrouvent dans la controverse à cause du remboursement des paris sportifs.

Un brouillard d'incertitude

Les opérateurs du secteur physique sont dans la tourmente. Depuis la fermeture de leurs établissements, ils se retrouvent sans rentrée d'argent. Ils espéraient une réouverture le 11 mai avec le début du déconfinement. Malheureusement, le Conseil de Sécurité a décidé de maintenir l'ordre de fermeture. L'industrie se retrouve d'ailleurs face à un brouillard d'incertitude. Une partie de leurs clients se sont en effet tournés vers l'offre en ligne. Les casinos et les bookmakers craignent que ces joueurs ne retournent plus dans leurs salles lorsque celles-ci seront rouvertes.

Le pire scénario

Après la fermeture des établissements de jeu physiques, la Commission des jeux de hasard redoutait une explosion de l'offre en ligne. Elle a donc choisi de prendre des mesures pour limiter les risques de dépendance. La réalité s'est cependant révélée tout autre. Les joueurs ont en effet boudé les sites de jeu. Ceux qui ont choisi de se tourner vers ces plateformes quant à eux adoptent un comportement très prudent. Résultat, les opérateurs digitaux ont perdu 40 % de leur chiffre d'affaires.

Les pertes sont surtout centrées autour des paris sportifs. Les compétitions se font en effet rares ce qui limite la marge de manœuvre des bookmakers. Ils doivent d'ailleurs faire face à un problème épineux. Les joueurs réclament en effet le remboursement de leurs paris dont l'issue n'était pas mathématiquement déterminée au moment de l'arrêt des compétitions. Ils souhaitent aussi être payés pour les mises dont le résultat était mathématiquement déterminé au moment de la suspension. Les bookmakers, de leur côté, souhaitent procéder au cas par cas. Cela a suscité la colère des joueurs qui ont déposé une plainte auprès de la Commission des jeux.

L'exception

Le secteur digital est en berne, mais le poker connaît un succès surprenant. D'après le patron du groupe Ardent, Emmanuel Mewisse, les joueurs sont de plus en plus nombreux à s'asseoir à ses tables. Il tient toutefois à préciser que cette hausse n'a aucun impact sur le chiffre d'affaires. D'après lui, le casino ne prend qu'un faible pourcentage sur les parties. Celui-ci s'élèverait à 3 euros pour les plus grosses tables. La traversée du désert s'annonce encore longue pour le secteur digital et le marché physique.

Source : RTBF

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