mercredi 18 Février 2026
Dans l'affaire judiciaire qui vise l'ancien vice-Premier ministre et commissaire européen Didier Reynders dans un dossier de blanchiment d'argent et dépôts suspects de liquide, la justice belge vient de franchir une nouvelle étape. Après l'inculpation de Reynders en octobre 2025, deux de ses proches, Jean-Claude Fontinoy et Olivier Theunissen, ont été inculpés dans le cadre de la même instruction. Cette évolution renforce l'ouverture de l'enquête et soulève de nouvelles questions sur l'ampleur des faits reprochés et les mécanismes présumés de blanchiment.
Depuis fin 2024, une enquête judiciaire est ouverte à la Cour d'appel de Bruxelles concernant Didier Reynders, ancien vice-Premier ministre belge, ancien président du MR et ancien commissaire européen. L'enquête porte sur des dépôts en liquide inhabituels sur son compte ING Belgique sur une période d'environ dix ans, jusqu'en 2018. Ces dépôts importants avaient été signalés à la Cellule de traitement des informations financières (CTIF) par la banque en 2023, en raison de suspicions de blanchiment d'argent.
L'affaire avait aussi mis en lumière la pratique présumée par Reynders d'achats répétés de billets de loterie, soupçonnés d'être utilisés pour « nettoyer » des fonds d'origine indéterminée - un schéma déjà évoqué dans les premières publications sur Jeu-Argent.be.
En octobre 2025, la justice belge avait inculpé Didier Reynders pour blanchiment d'argent, marquant une étape judiciaire majeure.
Selon les dernières informations confirmées par le parquet général de Bruxelles et plusieurs médias d'investigation :
Ces inculpations font désormais de l'entourage direct de Reynders des personnes mises en cause officiellement dans l'enquête, et non plus seulement des témoins ou des personnes auditionnées.
D'après les déclarations du parquet et les éléments révélés :
L'enquête se penche notamment sur des montants pouvant atteindre environ un million d'euros, bien qu'aucune somme définitive n'ait encore été officialisée publiquement par la justice.
Avec ces nouvelles inculpations :
Cette affaire, qui mêle des comportements individuels et des obligations bancaires en matière de lutte contre le blanchiment, soulève aussi des interrogations sur la responsabilité des institutions financières, en particulier ING Belgique, qui avait alerté la CTIF des mouvements suspects.