jeudi 12 Février 2026
La Commission des Jeux de Hasard (CJH) vient d'ajouter 10 nouvelles URL à sa liste noire en date du 12 février 2026. Particularité : les ajouts du 3 février n'ont toujours pas été publiés au Moniteur belge. Un signal fort de l'intensification de la lutte contre les opérateurs illégaux en Belgique.
La CJH poursuit l'actualisation de sa liste des sites illégaux accessibles depuis la Belgique. Les nouvelles URL ajoutées sont les suivantes :
Ces ajouts interviennent à peine neuf jours après une précédente vague datée du 3 février 2026, laquelle n'a toujours pas fait l'objet d'une publication officielle au Moniteur belge.
En Belgique, la publication au Moniteur belge constitue en principe l'étape formelle rendant certaines décisions administratives pleinement opposables. Or, la CJH met régulièrement à jour sa liste noire sur son site internet avant la parution officielle.
Ce décalage soulève plusieurs constats :
Dans la pratique, les fournisseurs d'accès internet bloquent les domaines repris sur la liste noire communiquée par la CJH, indépendamment du calendrier du Moniteur.
L'analyse des nouvelles URL montre un phénomène bien connu :
Il s'agit d'une stratégie classique des opérateurs non licenciés consistant à contourner les blocages DNS par la création rapide de nouveaux domaines miroirs.
La CJH semble désormais adopter une approche proactive, en inscrivant simultanément plusieurs déclinaisons afin de limiter l'effet « jeu du chat et de la souris ».
Rappelons que ces sites :
En cas de litige (non-paiement, compte bloqué, pratiques abusives), le joueur belge ne bénéficie d'aucun recours auprès de la CJH.
À l'heure où les restrictions publicitaires et les contrôles se renforcent en Belgique depuis l'arrêté royal du 27 février 2023, cette multiplication de sites illégaux montre que le marché parallèle reste extrêmement actif.
La rapidité d'ajout des URL - avant même la publication des précédentes au Moniteur belge - traduit probablement :
Pour les acteurs licenciés en Belgique, cette dynamique renforce la nécessité de distinguer clairement l'offre légale des plateformes non autorisées.