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Des bourgmestres demande des mesures sur le bingo à la Commission belge des Jeux de Hasard

jeudi 25 Avril 2013

Logo de la commission des jeux de hasard en belgique CJH
Le bingo serait une forme d'exploitation de la pauvreté des Bruxellois selon certains bourgmestres qui tentent de faire évoluer la législation.

Le nombre de bingos enregistrés dans la région de Bruxelles a fortement augmenté ces dernières années. En 2012, on en dénombrait 1144 pour cette seule zone géographique. Cependant, les bingos ne sont pas également répartis à Bruxelles. Les communes les plus pauvres affichent une concentration de bingos beaucoup plus forte que les autres. Ce constat a alerté les autorités locales qui en ont déduit que le bingo serait une forme d'exploitation de la pauvreté.

Selon le bourgmestre de Schaerbeek, ce sont les personnes les moins nanties qui jouent de manière intensive au bingo. Ce comportement est à l'origine de trouble d'ordre public, mais attise aussi l'appât du gain chez les exploitants. Le jeu d'argent de type bingo peut en effet générer entre 5000 et 10.000 euros de revenus mensuels. Ainsi, Schaerbeek enregistre l'un des taux de concentration de bingo les plus élevés avec une moyenne de 15 établissements pour 10.000 habitants contre 4 à Uccle et 2 à Auderghem.

Les bourgmestres de Saint-Josse, Schaerbeek et Evere ont donc décidé de freiner l'installation des bingos sur leurs sols respectifs. Ils pensent à la mise en place d'une redevance administrative de 2.500 euros pour toute nouvelle demande d'autorisation d'un bingo. Ils souhaitent également que cette disposition figure dans la loi fédérale et soit partout en vigueur. En outre, ils réclament aussi la limitation du nombre de bingos à 1 par établissement ou alors la possibilité de délivrer eux-mêmes les autorisations.

Le problème que posent les trois communes interpelle directement la Commission belge des Jeux de Hasard. En effet, c'est elle qui est chargée de délivrer les licences pour l'installation des bingos. Les licences sont obtenues sous certains critères bien définis et le maximum de bingos prévus pour un café est fixé à 2 par la loi fédérale. Les communes appuient ensuite cette autorisation en fournissant un acte de conformité.

Cette situation remet encore une fois sur le tapis la question de la régulation des jeux de hasard. Même si beaucoup de progrès ont été faits et qu'un cadre juridique existe en Belgique depuis 1999, il reste encore des questions non résolues sur lesquelles le législateur doit rapidement se pencher pour sauvegarder efficacement les intérêts des populations.

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