jeudi 12 Mars 2026
La Commission des Jeux de Hasard (CJH) a publié ce 12 mars 2026 une nouvelle mise à jour de sa liste noire, sur la base d'une décision prise le 27 février. Au total, 24 URLs supplémentaires ont été ajoutées. Parmi elles, plusieurs noms de domaine retiennent particulièrement l'attention, car ils reprennent ou imitent de très près l'identité de marques bien connues et légales du marché belge.
La mise à jour publiée ce mercredi 12 mars fait apparaître 24 nouveaux noms de domaine inscrits sur la liste des sites de jeux de hasard illégaux bloqués par la Commission des Jeux de Hasard. La page officielle de la CJH recense bien ces ajouts dans la continuité de ses mises à jour régulières de la blacklist, destinée à informer les joueurs et à lutter contre l'offre non autorisée en Belgique.
Les URLs concernées sont les suivantes :
Le point le plus marquant de cette vague de blocage est la présence de plusieurs domaines manifestement construits pour évoquer des opérateurs légaux connus du public belge.
C'est notamment le cas de Scooore, marque légale bien présente sur le marché belge via scooore.be, répertoriée par la CJH dans la liste des agences de paris en ligne autorisées.
Même constat pour Golden Palace, dont l'écosystème légal figure dans les listes officielles de la Commission pour les exploitants en ligne autorisés. La présence de goldenpalaced.com dans la liste noire s'inscrit donc clairement dans une logique d'imitation ou de confusion autour d'une marque reconnue.
Le cas de versaillecasino.com mérite aussi d'être relevé. En Belgique, versaillescasino.be apparaît bien dans les données officielles de la CJH relatives aux établissements en ligne autorisés. L'absence du "s" final dans le domaine blacklisté n'a rien d'anodin : il s'agit typiquement d'une variation susceptible d'induire un internaute en erreur.
Enfin, plusieurs domaines visent manifestement l'univers de Wellington Casino, alors que wellington-casino.be figure également dans les listes officielles publiées par la Commission. Les URLs wellingtoncasinoz.com, wellington-casino.net et wellington-casino.org montrent là encore une stratégie de déclinaison autour d'une enseigne existante.
Cette nouvelle série confirme une tendance de fond : au-delà des casinos offshore anonymes, la CJH doit aussi faire face à des domaines qui reprennent les codes, la sonorité ou la notoriété de marques légales connues en Belgique. L'objectif probable est clair : capter du trafic, semer le doute chez les joueurs ou profiter de la crédibilité d'opérateurs déjà installés.
Le cas de Scooore est d'autant plus intéressant qu'un domaine proche, scooore-be.com, figurait déjà dans une précédente mise à jour de la liste noire de la CJH en date du 15 janvier 2026. La nouvelle publication du 12 mars montre donc que ce type d'imitation ne relève pas d'un incident isolé, mais bien d'un phénomène récurrent.
Pour les joueurs, cette mise à jour rappelle une règle simple : en Belgique, il ne suffit pas qu'un nom de site "ressemble" à une marque connue pour qu'il soit légal. Une légère variation dans le nom de domaine, une extension différente ou un ajout comme "casino", ".net" ou ".org" peut suffire à basculer vers un site non autorisé.
Dans un marché où les marques légales sont identifiées par des listes officielles de la Commission des Jeux de Hasard, la vérification de l'URL exacte reste donc essentielle. La blacklist de la CJH s'inscrit précisément dans cette logique de protection du joueur face aux plateformes qui cherchent à exploiter la notoriété d'acteurs belges agréés.
Le décalage entre la date de décision, fixée au 27 février 2026, et la publication intervenue ce 12 mars 2026, montre aussi que la lutte contre les sites illégaux reste un travail de surveillance continue. Pendant ce laps de temps, les sites visés peuvent encore tenter de rediriger les joueurs, de dupliquer leurs contenus ou de migrer vers de nouveaux domaines.
Autrement dit, cette mise à jour de la CJH ne doit pas être lue comme un simple ajout administratif à une liste existante. Elle révèle aussi la rapidité avec laquelle des réseaux illégaux peuvent multiplier les variantes de domaines, notamment lorsqu'ils cherchent à se faire passer pour des marques déjà connues sur le marché belge.