vendredi 10 Avril 2026
La Commission des Jeux de Hasard (CJH) poursuit sa lutte contre l'offre illégale en Belgique. Sur la base de la décision du 2 avril 2026, publiée au Moniteur belge le 8 avril et intégrée à la liste publique de la CJH le 10 avril selon les éléments communiqués, 28 nouvelles URLs viennent d'être ajoutées à la liste noire. Un constat s'impose une nouvelle fois : plusieurs sites cherchent manifestement à profiter de la notoriété de marques bien installées sur le marché légal belge, notamment Star Casino et Scooore.
Nouvelle salve pour la liste noire de la Commission des Jeux de Hasard. La série validée le 2 avril 2026 comprend 28 noms de domaine supplémentaires, numérotés de 832 à 859. Cette mise à jour a été publiée au Moniteur belge le 8 avril, tandis que la version accessible sur le site de la CJH n'a été actualisée que le 10 avril, d'après les informations disponibles.
Voici les URLs concernées :
Le point le plus marquant de cette mise à jour est clair : la CJH doit encore consacrer une partie de son action à des sites qui tentent de capter du trafic en reprenant, de manière plus ou moins grossière, des noms proches de marques légales connues des joueurs belges.
Le cas Star Casino saute immédiatement aux yeux. Parmi les nouvelles entrées figurent notamment starcasino-belgium.com, starcasinobe.com, star-casino.win, star-casinos.fr et starcasino-nl.com. Cette stratégie n'a rien d'anodin. Elle repose sur une mécanique bien connue : créer une confusion avec une marque licenciée et identifiée par le public. Or Starcasino.be figure bien dans la liste officielle des casinos en ligne autorisés par la Commission des Jeux de Hasard.
Même logique du côté de Scooore, avec au moins deux URLs problématiques dans cette vague : scoooree.com et scoooreplay.org. Là encore, le procédé est transparent. On mise sur une orthographe proche, sur une extension différente ou sur l'ajout d'un mot secondaire pour profiter de la notoriété d'un acteur légal déjà connu en Belgique.
Cette nouvelle mise à jour confirme une tendance désormais bien installée : les opérateurs ou affiliés illégaux ne se contentent plus de lancer des marques génériques. Ils cherchent de plus en plus à se greffer sur la visibilité d'acteurs licenciés, avec des variantes de noms conçues pour tromper l'œil du joueur ou inspirer un sentiment de confiance.
Dans cette série, on retrouve plusieurs familles de domaines qui illustrent ce phénomène :
Ce type de prolifération montre à quel point l'offre illégale sait se reconstituer vite, sous plusieurs noms, avec des structures parfois très similaires.
La Commission des Jeux de Hasard rappelle que sa mission comprend le contrôle, la sanction et la protection des joueurs dans le cadre d'un marché où les jeux de hasard sont interdits sauf exceptions prévues par le système de licences. Sa liste des sites illégaux a précisément pour objectif d'informer et de protéger les joueurs.
Dans ce contexte, chaque mise à jour de la blacklist a une double utilité. D'un côté, elle identifie publiquement des URLs considérées comme illégales. De l'autre, elle met en lumière les méthodes employées pour détourner des joueurs belges vers des offres non autorisées.
Le signal envoyé par cette vague du mois d'avril est limpide : la CJH doit toujours courir après des sites qui copient ou parasitent l'image de marques légales belges. Pour les joueurs, cela renforce une règle simple : vérifier systématiquement si le site utilisé figure bien parmi les opérateurs autorisés, et ne pas se fier à un nom de domaine qui "ressemble" à une marque connue. La proximité visuelle avec un site légal ne constitue jamais une garantie.
La mise à jour du 2 avril 2026 ajoute 28 nouvelles URLs à la liste noire de la CJH. Mais au-delà du volume, c'est surtout la nature des domaines visés qui retient l'attention. Une nouvelle fois, des sites tentent manifestement de surfer sur la notoriété de marques légales actives en Belgique, en particulier Star Casino et Scooore.
Autrement dit, le marché illégal ne se contente pas d'exister en marge du cadre belge. Il essaie aussi de brouiller les repères des joueurs en empruntant les codes, les noms et l'apparence d'acteurs licenciés. C'est précisément ce que cette nouvelle mise à jour de la blacklist met en évidence.