lundi 22 Juin 2026
La Commission des Jeux de Hasard (CJH) a publié ce 22 juin 2026 une nouvelle mise à jour de sa liste des sites de jeux de hasard illégaux. Seize nouvelles plateformes ont été ajoutées à la liste noire à la suite d'une décision prise le 29 mai dernier. Parmi elles figurent plusieurs marques déjà bien connues des autorités européennes comme SpinBoss, Vipluck, Roulettino ou encore BetNinja.
La nouvelle mise à jour publiée par la Commission des Jeux de Hasard (CJH) porte le nombre total de sites repris sur sa liste noire à 909.
Les seize nouvelles entrées concernent principalement des casinos en ligne et sites de paris opérant sans licence belge. Comme souvent, plusieurs noms de domaine alternatifs ou miroirs ont été bloqués simultanément afin d'empêcher les opérateurs de contourner les mesures prises par le régulateur.
Les nouveaux sites ajoutés sont :
Tous ont fait l'objet d'une décision de la CJH datée du 29 mai 2026.
Plusieurs des opérateurs concernés sont déjà connus des autorités de régulation à travers l'Europe.
C'est notamment le cas de SpinBoss, Roulettino, BetNinja ou Thor Fortune, des marques qui apparaissent régulièrement dans les listes noires publiées par différents régulateurs nationaux. Leur modèle repose souvent sur la multiplication des noms de domaine afin de réapparaître rapidement lorsqu'un site est bloqué.
La présence de plusieurs variantes d'un même nom de marque dans cette nouvelle mise à jour illustre cette stratégie. Ainsi, SpinBoss est représenté par deux domaines différents tandis que Vipluck, Roulettino, Thor Fortune et Millioner disposent chacun de plusieurs adresses web distinctes.
Cette nouvelle vague intervient quelques semaines seulement après la précédente mise à jour publiée en mai, qui avait notamment vu l'ajout de plusieurs sites liés à BC.Game, Magnetic Slots, StoneVegas et Scooore.
L'évolution est révélatrice de l'ampleur du phénomène. Malgré l'un des cadres réglementaires les plus stricts d'Europe, la Belgique continue de faire face à une offre illégale particulièrement importante.
La problématique est d'ailleurs revenue au centre de l'actualité ces derniers jours. Dans un reportage diffusé par RTL-TVI consacré aux paris illégaux pendant la Coupe du monde 2026, plusieurs experts dénonçaient la facilité avec laquelle les joueurs belges peuvent encore accéder à des plateformes interdites. Le reportage pointait également les campagnes promotionnelles menées par certains opérateurs illégaux via des influenceurs ou des personnalités publiques.
Pour proposer légalement des jeux de hasard en Belgique, un opérateur doit obligatoirement disposer d'une licence délivrée par la Commission des Jeux de Hasard.
Les sites figurant sur la liste noire ne disposent pas de cette autorisation. Ils ne sont donc pas soumis aux obligations imposées aux opérateurs légaux, notamment :
La CJH rappelle régulièrement que les joueurs qui fréquentent ces plateformes s'exposent à des risques accrus en matière de protection des données, de paiements ou de récupération des gains.
Si la liste noire continue de s'allonger, son efficacité fait débat au sein du secteur. Plusieurs opérateurs titulaires d'une licence belge estiment que le simple blocage administratif des noms de domaine ne suffit plus.
Certains acteurs plaident désormais pour une coopération renforcée avec les banques, les fournisseurs de paiement et les réseaux publicitaires afin de limiter les possibilités de financement et de promotion des plateformes illégales.
Avec 909 sites désormais repris sur sa liste noire, la Belgique dispose de l'un des registres de sites de jeux illégaux les plus fournis d'Europe. Reste à savoir si cette stratégie permettra réellement de freiner la progression du marché noir, particulièrement actif durant les grands événements sportifs comme la Coupe du monde 2026.