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Les casinos peuvent-ils être rentable dans le royaume belge ?

mercredi 26 Février 2014

La Belgique serait-elle un gouffre financier pour les casinotiers ?
Rien ne va plus ! Voici ce qu'il convient, semble t-il, de dire quand on observe la crise des casinos en Belgique. Le groupe Partouche a dû céder les 4 casinos qu'il possédait dans le royaume, et le Grand Casino de Bruxelles cherche également un preneur. Et la concurrence est également dans le rouge.

Le groupe Partouche est le 2e exploitant de salles de casinos en France, et il est très reconnu en Belgique et en Europe. Mais dernièrement, il a dû céder tous les casinos qu'il exploitait sur le territoire belge. Non seulement le groupe avait besoin d'argent pour éponger ses dettes, mais les casinos de Belgique ne lui étaient plus profitables. La baisse des chiffres d'affaires enregistrée dans lesdits casinos pesait négativement dans la balance financière globale du groupe. Il a bien fallu s'en séparer. Le drame, c'est que Partouche n'est pas le seul dans le cas. Le groupe Austria, qui exploite actuellement le Grand Casino de Bruxelles, désire aussi céder l'établissement.

D'après Emmanuel Mewissen, président des concessionnaires des casinos en Belgique, ce sont tous les exploitants qui rencontrent des difficultés. Ils avaient enregistré en 2012 une perte cumulée des recettes évaluée à 1,2 million d'euros. Et il est fort probable que cette perte ait été plus importante en 2013. A cause notamment de la législation sur le tabac dans les lieux publics belges, comme les casinos, et sur la lutte contre le blanchiment d'argent. Un autre facteur est l'arrivée des jeux de hasard sur internet et de la concurrence farouche que ceux-ci livrent aux salles de jeux physiques. Bien que pour proposer des jeux en ligne, un opérateur doit avoir un partenariat avec un casinotier, en l'occurrence pour les licences A+, l'arrivée de l'offre de jeu légal en ligne a favorisé la désaffection des casinos en dur. Mais il y a un autre facteur symptomatique du mal-être des casinos belges : la baisse drastique des pourboires versés aux croupiers. Ceux-ci permettaient de subvenir valablement aux charges du personnel et allégeait les responsabilités des tenanciers des casinos. Mais avec la chute des pourboires, les salaires ont dût être augmentés.

Les casinos belges sont soumis à un régime légal sévère, et avec une telle chute de revenus, ils ont bien dû mal à rester ouverts. Partouche et Austria sont probablement les premiers sur une longue liste de fermeture/cession, car la CJH ne prévoit pas d'être conciliante avec les casinos qui ne seront pas en règle vis-à-vis du fisc.

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