mercredi 10 Juin 2026
Un homme armé a commis un braquage particulièrement audacieux au casino de Rocourt dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Après avoir forcé une employée à ouvrir le coffre-fort de l'établissement, il s'est enfui avec environ 50.000 euros en liquide, les effets personnels de sa victime et même son véhicule. Plus d'un mois après les faits, l'auteur est toujours recherché.
Une enquête judiciaire est actuellement en cours à la suite d'un important braquage perpétré au sein du casino de Rocourt, exploité par la société Circus Casino. Malgré plusieurs semaines d'investigations, les autorités n'ont pas encore réussi à identifier l'auteur des faits.
Le braquage s'est déroulé dans la nuit du 30 avril au 1er mai, peu avant l'ouverture de l'établissement. Vers 5 heures du matin, une employée arrive sur son lieu de travail pour effectuer différentes tâches administratives avant l'arrivée du reste du personnel. C'est à ce moment qu'elle est interceptée par un individu armé.
Selon les éléments communiqués par le parquet de Liège, l'homme lui aurait immédiatement placé un revolver dans le dos avant de la contraindre à pénétrer dans le casino.
Une fois à l'intérieur, le braqueur exige l'accès au coffre-fort. Toutefois, celui-ci ne peut être ouvert directement par les employés présents sur place.
L'employée est alors forcée de suivre la procédure de sécurité prévue pour ce type d'installation. Celle-ci comprend plusieurs étapes, notamment l'activation d'un dispositif spécifique, une identification devant une caméra de surveillance ainsi qu'un contact avec une société externe chargée de valider l'ouverture à distance du coffre.
Sous la contrainte, la victime exécute les différentes opérations demandées. Le malfaiteur parvient finalement à accéder au contenu du coffre-fort et s'empare d'environ 50.000 euros en espèces.
Avant de quitter les lieux, le braqueur prend soin d'empêcher toute alerte immédiate. Il attache son otage à une chaise avant de prendre la fuite.
L'employée restera ainsi immobilisée pendant plusieurs heures. Ce n'est qu'aux alentours de 9 heures du matin qu'une collègue découvrira la situation en arrivant sur son lieu de travail. Les secours et les forces de l'ordre sont alors immédiatement prévenus.
Heureusement, la victime n'aurait pas subi de blessures physiques graves, bien que l'impact psychologique d'une telle agression soit évidemment considérable.
Le butin ne se limite pas à l'argent contenu dans le coffre-fort.
Avant de disparaître, le suspect s'empare également du téléphone portable et du portefeuille de l'employée. Il utilise ensuite son véhicule personnel, une Audi, pour quitter les lieux.
Les enquêteurs tentent désormais de retracer précisément ses déplacements avant et après le braquage. Les images de vidéosurveillance du casino ainsi que celles provenant d'autres caméras situées dans les environs sont actuellement analysées.
L'un des aspects les plus intrigants du dossier concerne l'heure à laquelle la victime s'est présentée sur son lieu de travail. Selon les informations disponibles, son arrivée à 5 heures du matin ne correspondait pas à un horaire habituel, mais répondait à la volonté d'effectuer certaines tâches administratives dans le calme avant le début de l'activité.
Cette circonstance soulève plusieurs questions pour les enquêteurs. Le braqueur connaissait-il les habitudes professionnelles de l'employée ? A-t-il obtenu des informations de l'intérieur ? L'a-t-il suivie depuis son domicile ? Autant d'interrogations qui pourraient s'avérer déterminantes pour identifier l'auteur de ce braquage particulièrement préparé et comprendre comment il a pu agir avec une telle précision.
Même si les casinos disposent aujourd'hui de dispositifs de sécurité renforcés, ce dossier rappelle que les établissements de jeux restent des cibles potentielles pour la criminalité organisée ou les auteurs agissant seuls. L'enquête se poursuit désormais afin d'identifier le suspect, retrouver les fonds dérobés et déterminer s'il a bénéficié d'une quelconque aide avant ou après les faits. À ce stade, aucune interpellation n'a encore été annoncée.